Partons à la découverte d’un 4 mains avec OWA Organic Wine Academy et le Domaine Timothée Delalle

Le vin fait partie des filières bio les plus dynamiques avec une croissance de 22% des surfaces cultivées en bio par rapport à 2019. 17% des vignes françaises sont cultivées en bio en 2020, qu’elles soient certifiées ou en conversion.

Source : Agence Bio

Si cela vous tente, je vous emmène prendre l’air. Reprenons depuis le début et allons, ensemble, à la rencontre de ceux qui décident de convertir leur domaine en bio. Pour faire suite aux 4 saisons entamées par Le Vin Ligérien et @Antoine Burbaud, que j’ai adoré, j’ai eu envie de rester en contact avec un vigneron qui m’avait marqué.
Je vous propose de partager vous et moi, tous les deux mois, un peu du quotidien du Domaine Timothée Delalle, et de le suivre dans les vignes et au chai tout au long de sa 2eme année de conversion en bio.

Domaine Timothée Dalalle

Le domaine est situé sur des terroirs presque méconnus qui dominent la Loire, à l’ouest de Tours en premières côtes. Nous parlerons bien sûr de ses vins, des cépages, de sur-greffage…mais un peu plus tard. Reprenons son histoire depuis le début.

Concrètement, ça se passe comment la conversion en bio ? Ça implique quoi ? Pourquoi décider cette conversion ? À quoi Timothée a-t-il été confronté très vite ?

On va commencer par parler de l’herbe ! On va s’éloigner de l’image un peu glamour du vin, aller au-delà de l’étiquette et prendre une paire de chaussure qui résiste au froid et à l’humidité. Je vous emmène découvrir les premières côtes de Luynes et de Fondettes.

À Luynes, un bloc de 5 ha sur le premier plateau dominant la Loire, sables argileux, silex en surface sur roche mère calcaire.
À Fondettes, un bloc de 3 ha en coteau exposé plein Sud, le terrain est argilo-calcaire sur roche mère calcaire.

domaine timothée delalle

Les sols sont travaillés pour obliger les racines à s’ancrer dans la roche et puiser au mieux les éléments qui donneront au vin toute sa complexité.
L’herbe dans tout ça ?  Mais dès qu’on arrête les désherbants chimiques, c’est que ça pousse !!!! Un peu, cela peut parfois être nécessaire mais pas trop. Il ne faut pas que la compétition avec la vigne, au niveau des ressources, soit trop grande.

Petit retour en arrière :

Timothée Delalle a repris le Domaine et s’est laissé un an avant d’entamer sa conversion en bio.
Pourquoi le bio et pourquoi ce délai ?
Dès le début, il est convaincu que la viticulture bio est la seule voie possible. Mais avant de se lancer dans cette longue et parfois douloureuse étape de la conversion en bio, il était indispensable d’acquérir certaines compétences techniques (connaissance et maitrise du matériel) et de bien connaitre ses parcelles, le sol…
Timothée est convaincu que : « c’est à la vigne que se fait la qualité du vin ».

domaine bio

Si les terres étaient jusqu’alors conduites en viticulture conventionnelle, le règlement européen impose de passer par une période de conversion. Pendant cette période de conversion qui dure 36 mois, l’ensemble des règles de production de l’AB doit avoir été mis en œuvre.

N’utilisant plus aucun désherbant chimique, Timothée a très vite été confronté à cette herbe qui pousse, trop, et qui entre en compétition avec la vigne. Il ne faut pas se faire déborder, pas simple quand on travaille seul ! Timothée ne lâche rien !

Le mot de la fin sera pour Timothée :

« La qualité des terroirs, une bonne date de récolte, le travail des sols et du végétal, c’est selon moi 90% du travail. »

Rendez-vous début 2022 pour un nouvel entretien avec Timothée.
Je suis convaincue que mieux comprendre et appréhender le bio nous permet de l’apprécier encore plus. Qu’en pensez-vous ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.